Chaque année, la fête de Pâques nous rappelle l’événement central de notre vie chrétienne. Jésus qui était mort est apparu vivant à ses disciples. Dans la nuit qui suivait le sabbat, cet évènement a changé l’horizon de l’humanité. La mort n’a plus le dernier mot. Même si elle est le terme de notre vie sur terre, pour le croyant, elle devient passage pour une vie qui se prolonge dans une communion nouvelle de paix et de bonheur auprès de Dieu. Dès lors, nous ne pouvons plus rester du côté de ceux qui désespèrent de tout. Le Christ vainqueur de la mort a allumé en chacun une lumière qui éclaire notre devenir, un feu qui brûle nos peurs.
Pour autant, le ressuscité ne fait pas de nous des extraterrestres ! Comme tous nos frères et sœurs, nous affrontons les mêmes difficultés, les mêmes souffrances, les mêmes espoirs déçus, les mêmes craintes. Avec eux, nous partageons les devoirs et les droits que nous donne notre appartenance au monde que nous avons mission de construire pour le rendre plus juste, plus équitable, plus respectueux de tous, en commençant par les plus petits, les plus faibles, ceux que le tourbillon du progrès oublie volontiers.
Que cette fête de Pâques nous renouvelle dans notre mission d’annoncer que notre monde en construction ne va pas à la dérive ni à la catastrophe, puisque depuis le commencement, Dieu l’a créé pour la vie. Et lorsque, par notre liberté si difficile à gérer, nous l’avons dévié de sa trajectoire, c’est par son Fils qu’il a redressé la barre, en le faisant passer définitivement de la mort à la vie.
Pâque est bien notre fête puisque notre présent et notre avenir sont illuminés par le Christ ressuscité qui partage avec nous et pour toujours sa vie nouvelle.
p. Dominique Errecart, curé modérateur
















