Pantxes Echeveste, sacristain d’Urrugne, nous a quittés

Pantxes Echeveste, le très dévoué sacristain du relais d’Urrugne, est parti vers le Père ce mardi 21 décembre.

Ses obsèques auront lieu lundi 27 décembre à 14h30 à l’église d’Urrugne.

Si tu m’aimes, ne pleure pas.
Si tu connaissais le mystère immense du ciel où je vis maintenant, si tu pouvais voir et ressentir ce que je vois ressens dans ces horizons sans fin, et dans cette lumière qui éclaire et pénètre tout, tu ne pleurerais pas ! Je
suis maintenant absorbé par le charme de Dieu, par sa beauté sans limites. Les choses du passé sont si petites
et inutiles en comparaison. Il m’est resté tout l’amour que je ressens pour toi, une tendresse que tu n’as jamais
connue. Nous nous sommes connus et aimés dans le temps : mais tout alors était fugace et passager.
Maintenant, je vis dans l’espoir serein et dans l’attente joyeuse de ton arrivée parmi nous. Toi, pense à moi de
cette façon. Dans tes souffrances, pense à cette merveilleuse « Ville Sainte » où la mort n’existe pas et où, nous,
ensemble, nous pourrons nous désaltérer dans la source inépuisable de l’amour et de la joie éternels. Si tu
m’aimes vraiment, ne pleure pas.

Prière de Padre Pio

PANTXES ETCHEVEST EST LE SACRISTAIN, AU SERVICE DES AUTRES
Pantxes Etcheveste est depuis 17 ans sacristain à l’église Saint-Vincent d’Urrugne. Denak l’a rencontré. Voici son témoignage.

  • Comment avez-vous commencé dans votre mission
    de sacristain
    ?
    • Le 13 octobre 2018, ça a fait 17 ans. C’est pour cela qu’il y eu une messe d’action de grâce… L’ancien sacristain m’a dit : « Je veux arrêter, est-ce que tu veux prendre le relais ? » Ma femme était alors malade, et j’ai accepté. Tout simplement.
  • En quoi consiste le travail de sacristain ?
    • Premièrement, c’est être au service de Dieu, et après au service des hommes. Et après, faire ce qu’il faut. L’abbé Jean-Claude Etcheberry m’avait dit que j’étais un lévite. Je m’occupe du temple, de l’église, de tout ce qui concerne les services religieux : messes, enterrements et autres. J’aime être très à l’avance, surtout quand il y aura beaucoup de monde. C’est quelque chose qui m’attire, je suis heureux, et je ne regarde pas le temps que j’y passe. Cela demande de collaborer avec les prêtres et avec toutes les personnes qui interviennent dans la vie de l’Église, donner la communion parfois, veiller à ce qui est matériel. Jean Couchies m’aide beaucoup, il commande par exemple les cierges de baptême, et m’assiste.
      Je ne suis pas indispensable, mais je reste soudé aux autres. Nous sommes tous ensemble au service des autres.
  • Y a-t-il des choses désagréables dans la vie d’un sacristain ?
    • C’est-à-dire qu’il faut savoir prendre le désagréable pour de l’agréable ; c’est un art ! Je suis en train de remercier le Seigneur pour les épreuves. Cela nous fait monter. Je laisse s’exprimer le spirituel en moi, et je n’ai aucun souci avec la difficulté. Comme il m’arrive de faire la lecture à la messe, je demande l’aide de l’Esprit saint pour qu’elle soit compréhensible.
  • L’avenir pour la sacristie d’Urrugne ?
    • C’est dans les mains du Seigneur, comme l’avenir de l’Église.
      Quand on voit le sens de cette Église qui est là et qui décline, Dieu est là : il sait d’avance. Il sait même ce que nous pensons à cette heure-ci, par expérience. J’ai confiance en Lui…

Extrait du Journal Denak Argian N°86 – septembre 2018